Écoles et cantines : deux enquêtes nationales qui interrogent l’action des communes
À deux mois des municipales, deux études publiées en janvier 2026 dressent un état des lieux éclairant de l’éducation en France. Elles confirment le rôle central des communes dans la réussite des enfants.
Des établissements globalement appréciés, mais un enseignement public fragilisé
Selon l’enquête Odoxa « Ma commune, mon maire & moi – Volet Éducation », 72 % des Français jugent bons les établissements de leur commune, un taux qui grimpe à 81 % en Bretagne et 85 % dans le Morbihan.
Mais derrière cette satisfaction, un constat plus préoccupant : seuls 56 % des habitants estiment satisfaisant le niveau de l’enseignement public.
L’étude souligne également un lien direct entre action municipale et confiance des familles :
74 % des habitants se disent optimistes pour l’avenir des jeunes lorsque l’action du maire est jugée satisfaisante, contre seulement 23 % dans le cas inverse.
Les priorités exprimées sont nettes : lutte contre le harcèlement (63 %), loisirs culturels (46 %), qualité de l’enseignement (44 %), accueil du handicap (43 %), sécurité aux abords des écoles (41 %).
Cantines scolaires : des progrès, mais une loi encore trop peu respectée
Le premier Palmarès des cantines bio publié par Agir pour l’Environnement révèle que, malgré l’obligation légale d’atteindre 20 % de produits bio, 19 villes-préfectures restent sous le seuil, dont certaines très en retard (Mâcon : 4,1 %, Orléans : 4,6 %, Tarbes : 4,8 %).
Pire encore, 14 villes n’ont jamais transmis leurs données, malgré les relances et l’injonction de la CADA.
Pour les communes répondantes, le taux moyen atteint 29,2 % en 2024, avec de fortes disparités : Saint-Étienne (74,5 %), Périgueux (67,6 %) et Bordeaux (66,2 %) figurent en tête.
L’étude tord aussi le cou à une idée reçue :
le prix des repas n’est pas corrélé au taux de bio. Certaines villes très engagées affichent même des tarifs inférieurs à la moyenne.
Ces deux enquêtes convergent : l’éducation est un choix politique local. Parce que la réussite des enfants ne dépend pas seulement de l’école, mais de l’engagement de toute la communauté éducative, il est donc primordial pour les Communes de renforcer l’enseignement public et prévenir le harcèlement, garantir une restauration scolaire saine, durable et transparente et surtout, d’associer les parents à toutes les décisions éducatives.